Machine à spectacle
Dans sa nouvelle création Machine à Spectacle, Solène Wachter explore l’art de la cascade : entre savoir-faire invisible, prise de risque réelle et fascination pour le spectacle du danger.
Inspirée par l’univers du cinéma d’action et la figure de la cascadeuse, Machine à spectacle explore les coulisses du risque, l’illusion du spectaculaire et la fabrique de la virtuosité. La pièce se déploie à travers plusieurs tableaux ou les cinq interprètes isolent certains gestes techniques des cascades pour en créer leur propre danses. Une danse “cassée” ou qui donne l’impression de l’être, une danse blockbuster, ou une gestuelle de tout ce qui est hors champ, du double, de l’anonymat, de l’attente et du presque rien.
Sur scène, la machine technique se fait partenaire : cordes, câbles, structures métalliques et treuils dissimulés prolongent les gestes dans une écriture entre vivant et inanimé. Le plateau devient un engrenage de corps et de métal, une chaîne d’actions précise où la tension se glisse dans chaque rouage.
En déployant une mécanique subtile de lumières et d’artifices, la chorégraphe interroge notre fascination pour le spectacle du risque, comment il se construit et ce seuil instable où fiction et réalité se confondent. Cette pièce est également pour Solène Wachter l'occasion de continuer une recherche entamée avec son premier solo, FOR YOU / NOT FOR YOU, sur l'arrière du décor et les faces cachées de ce que l'on perçoit comme “divertissement”.
Ce qui m’a intéressé dans ce processus n’est pas tant de me demander pourquoi nous aimons le spectaculaire ou le divertissement, mais comment il se fabrique concrètement.
Solène Wachter interviewée par Wilson Le Personnic
Inspirée par le documentaire Cascadeuses (2022) d’Elena Avdija, où se racontent trois professionnelles des cascades de cinéma, Machine à spectacle puise dans la technicité de cette pratique physique pour en faire une matière chorégraphique, sublimant la face cachée de cet artisanat du spectaculaire. »
Belinda Mathieu, sceneweb.fr
Chorégraphie : Solène Wachter
Créé avec et performé par : Maureen Bator, Synne Elve Enoksen, Chandra Grangean, Mien Heyvaert, Johanna Lemke
Création et régie lumière : Alice Panziera
Création sonore et régie son : Milan Van Doren
Scénographie : François Aubry dit "Moustache"
Régie générale : François Aubry dit "Moustache" en alternance avec Romane Larivière
Costumes : Carles Urraca Serra
Regards extérieurs : Bryana Fritz, Philomène Jander
Recherche et collaboration dramaturgique : Synne Elve Enoksen
Régleuse cascade : Virginie Arnaud
Production, développement : Margaux Roy
Production, logistique : Claire Heyl
Administration : Florence Péaron, Olivier Poujol
Remerciements : Jonathan Kugel, Brune de Guardia, Aude Amédéo, Nemo Flouret, Laurent Coin - Sky-Ron Motion, Aure Wachter, Zoé Moreno
Production : Supergroup
Coproductions Cndc - Angers, Ménagerie de verre, Briqueterie - CDCN Val-de-Marne, Scène nationale de l’Essonne, CCN Ballet de Lorraine, la Place de la Danse CDCN de Toulouse-Occitanie, KLAP Maison pour la danse, Pôle Sud CDCN de Strasbourg, Chaillot - Théâtre national de la Danse, CCN Grenoble, G-Danse : Centre chorégraphique national d’Orléans / Centre chorégraphique national de Tours / Équinoxe - Scène nationale de Châteauroux / Halle aux Grains - Scène nationale de Blois / L’Atelier à spectacle - Scène conventionnée d’intérêt national “Art en territoire” de l’Agglo du Pays de Dreux / La Pléiade de La Riche - La Pratique AFA de l’Indre / maison de la culture de Bourges - Scène Nationale / Scène nationale d’Orléans / SPL C’Chartres Spectacles
Soutiens Caisse des Dépôts - mécène principal, Adami, Spedidam, Villa Médicis (Rome), Région Centre-Val-de-Loire, Région Bourgogne-Franche Comté
Supergroup est conventionné par la DRAC Centre-Val de Loire et la Région Centre-Val de Loire.