Le delirium du papillon

Typhus Bronx | Emmanuel Gil
Dès 10 ans
Fabien De Brabandere
Production : La Pléiade
La Pléiade • Placement numéroté
1h30
Gamme : Catégorie 2

Il existe une chambre où tout est blanc.
À l'intérieur de cette chambre, il y a Typhus et sa tête en désordre.
Une tête pleine de fantômes qui l'accompagnent au quotidien.
Il va bientôt sortir. Il le sait.
Il est encore de l'autre côté mais vous n'êtes pas si loin. Il vous voit, il vous sent, il vous touche.
Du bout de sa langue écorchée, Typhus va franchir une à une les barrières qui le séparent de vous.
À moins que ce ne soit vous qui fassiez le chemin vers lui...
Ici, tout est prétexte à rire. Même le pire.
Une immersion burlesque et grinçante dans les arcanes de la folie, à la rencontre d’émotions brutes.
Une ode à ceux qui voient le monde différemment.
 

Emmanuel Gil est magistral dans l’interprétation de ce personnage hors norme, suscitant autant d’effroi que de tendresse, de malaise que de rires. Incontournables !
Télérama - TTT

En fait, ce sujet austère – la folie – est traité avec légèreté, mais abordé dans toute sa complexité.
Les trois coups

De et avec Emmanuel Gil
Marek Kastelnik - Mise en scène & musique 
Ludovic Pédoussaud - Régie technique 
Amélie Godet - Production 

Une production Art en Production
 

Le Champ de Foire - Saint André de Cubzac

Typhus Bronx

Typhus Bronx | Emmanuel Gil

Typhus Bronx est un personnage qu’Emmanuel Gil a créé en 2014 pour son spectacle Le Delirium du papillon. Il l’a à nouveau “sollicité” en 2017 pour La petite histoire qui va te faire flipper (tellement qu’elle fait peur) une histoire d’à (peu) près d’après Grimm. Il le fait revenir aujourd’hui avec Trop près du mur en 2022.

Emmanuel Gil présente sa “créature” de la façon suivante:


“Typhus, c’est celui qui plonge à l’intérieur de toi pour y mettre le Bronx. C’est l’éternel inadapté, l’impulsif, l’enfant fou au cœur qui déborde et à la naïveté inquiétante. 
Celui qui dit la vérité. Celui qui refuse les règles. Celui qui regarde le monde à l’envers. 
Celui qui te ressemble un peu, quelque part, bien au fond, mais que tu ne seras jamais. Parce que dans la vraie vie tu n’en as pas le droit.”

Typhus, qui étymologiquement (tuphos) signifie « stupeur, torpeur », ne laisse personne indifférent. Naïf et infantile, il est totalement inadapté car vérace. Aussi, ses saillies impulsives en font un insoumis et un rebelle. Il dit tout haut ce que nous aimerions, parfois, un peu, avouer publiquement mais nous ne l’oserons jamais tant cela paraît socialement déplacé et moralement discutable. Il nous confronte un peu à cette inquiétante étrangeté ou unheimlich freudienne (effrayant, “un” hors, “heim” de la maison).
En effet, l’univers de Typhus est à la fois inquiétant, étrange et pourtant familier; poétique mais quand même dément. Il nous confronte aux complexités, incohérences et failles de notre humanité.

“J’utilise le clown comme un outil d’exploration de la folie et de la marginalité.
La folie est cette personnalité cachée de notre personnalité, celle qui est immergée sous les contraintes sociétales. En réaction à cette violence, le fou donne à voir ce que l’on tente d’oublier. Il détient une forme de vérité qui dérange mais que l’on aime entendre. 
A la manière de l’oracle, de l’ermite, du chamane, de l’idiot du village, le clown est l’incarnation d’une parole libre, poétique, brute et salvatrice.”